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Acte 1

 

 

(Au milieu de la scène, un canapé. Sur son côté droit, un petit meuble sur lequel est posé un téléphone-répondeur. Sur le côté jardin, deux portes. Au fond de la scène, une porte. Une porte et un accès couloir côté cour. Un petit meuble est aussi situé côté jardin. Un miroir est accroché au dessus de ce petit meuble.)

 

 

Gabrielle (Entrant sur scène par la porte du fond ) : Et voilà, nous sommes arrivés.

 

Alain (La suivant) : Ah, c'est très sympathique ici.

 

Gabrielle (L'enlaçant ) : Et isolé en pleine forêt, à trois kilomètres de toute habitation. De quoi passer un bon week-end en amoureux. Tu es sûr que ta voiture est bien cachée ? Je ne voudrai pas qu'on la voit.

 

Alain : Ne t'inquiète pas. Mais je te rappelle que Cynthia arrive demain après midi. C'est d'ailleurs chic de ta part d'avoir accepté que mon ex nous rejoigne ce week-end.

 

Gabrielle : C'est normal dans l'état où elle se trouve ! Et puis tu m'as

assuré qu'entre elle et toi il n'y a plus de sentiment.

 

Alain : C'est vrai mais elle est quand même enceinte de moi.

 

Gabrielle : C'était un accident. Vous étiez ivres lorsque vous avez recouché ensemble.

 

Alain : Ivres mais déjà séparés. Et puis c'était une semaine avant qu'on commence à sortir ensemble toi et moi.

 

Gabrielle : Elle aurait pu venir ce soir si elle voulait.

 

Alain : Eh non ! Je te rappelle que ce soir elle doit dîner avec son père et ma sœur Monica pour lui annoncer la nouvelle. L'ennui, c'est que son père croit toujours que nous sommes ensemble et elle doit aussi lui avouer notre séparation.

 

Gabrielle : Ce n'est pas simple comme situation.

 

Alain : Oui, mais elle n'a pas voulu que je vienne. Elle a préféré y aller avec ma sœur.

 

Gabrielle : Et Ludovic n'y va pas ?

 

Alain : Non ! En fait quand lui et ma sœur se sont mariés, ma sœur avait fait en cachette son enterrement de vie de jeune fille. Ils avaient en effet décrété tout les deux qu'ils ne feraient pas cela car ils trouvaient cela idiot. Seulement ma sœur a été entraîné par Cynthia et Héléna, ses deux meilleurs amies, dans un club de striptease masculin. Et depuis Monica culpabilisait. Alors ce soir elle lui a fait un cadeau.

 

Gabrielle : Ah bon ! Lequel ?

 

Alain : Je dois t'avouer que je n'en sais rien.

 

Gabrielle : Ce n'est pas grave. (Elle entraîne Alain près du canapé. )

Nous sommes tout les deux, c'est ce qui compte non.

 

(Ils s'assoient tout les deux sur le canapé.)

 

Alain : Alors ce chalet est à ton père.

 

Gabrielle : Oui ! Il aime appeler cela sa maison secondaire. Elle n'est pourtant qu'à une heure de route de sa maison.

 

Alain : C'est ravissant ici, il a du goût ce garçon, même s'il ne m'apprécie pas.

 

Gabrielle : Ce n'est pas de ta faute. Seulement il n'admet pas que sa fille sorte avec son professeur.

 

Alain : Il faudra pourtant bien qu'il apprennent que nous ne sommes pas séparés, contrairement à ce que tu lui as dit. Lui il est bien avec ma voisine Héléna qui a plus mon âge que le sien.

 

Gabrielle : J'attends le moment opportun pour le lui dire. Faut le comprendre. Maman nous a quitté alors que j'étais encore qu'une petite fille. Alors il a du mal à me laisser partir.

 

Alain : Je serai également curieux de savoir comment tu lui annonceras que j'ai déjà été marié deux fois et que je suis déjà papa d'un petit garçon avec ma première femme qui m'a quitté pour partir avec une lesbienne.

 

Gabrielle : Euh... oui ! Je t'avoue que ce ne va pas être facile de lui annoncer. Cela aurait été plus simple que tu n'aies été marié qu'une fois.

 

Alain : A vrai dire :c'est a peu près vrai. Le second mariage a échoué

devant le prête lorsqu'au moment de dire <<Oui Julie>> j'ai prononcé <<Oui Cynthia>> alors que je n'étais plus avec. Et dire que trois ans après, elle attend un bébé de moi juste à cause d'un tout petit accident.

 

Gabrielle (devenant câline) : Ce n'est pas grave Alain. Profitons de cette soirée où nous sommes tout les deux sans parler du passé.

 

Alain (Répondant à ses avances et s'approchant d'elle) : Tu as raison Gabrielle. Nous aurions tort de nous en priver. (Gabrielle se couche sur le dos, Alain s'approche d'elle pour l'embrasser.)

 

Gabrielle : Euh... Attend ! Tu as pensé à nous protéger.

 

Alain (Se redressant brusquement et regardant partout ) : Pourquoi ?

Tu penses qu'il y a des animaux sauvages ici ?

 

Gabrielle (Amusée de l'ignorance d'Alain) : Nous, je ne te parle pas de cela. Enfin... Tu vois si toi et moi décidons de passer à l'acte, eh bien....

 

Alain (Hébété) : Ah oui ! Tu as raison, je euh... Eh bien non.

 

Gabrielle (Se relevant du canapé ) : Attend moi là, je vais aller en chercher à la pharmacie la plus proche.

 

Alain : Si tu veux je peux y aller.

 

Gabrielle : Tu sais où elle est ?

 

Alain : Euh... Non c'est vrai.

 

Gabrielle : Je te propose quelque chose. Je vais à la pharmacie chercher une boite de préservatifs et toi pendant ce temps là tu me prépare quelque chose pour me surprendre. Grrrr.... (Elle sort par la porte du fond)

 

Alain : Ah ah ! Elle veut du mordant on dirait. Il ne faut pas la décevoir. (Il retourne s'assoir sur le canapé, enlève ses chaussures, se relève et baisse son pantalon jusqu'au genoux. A ce moment là...)

 

Héléna (En voix off, d'une voix coquine) : Arrête voyons, tu me chatouilles avec tes bisous dans le cou.

 

(Alain se tourne dans tout les sens, ne sachant où se mettre, puis finalement plonge sous le canapé en cramponnant au passage ses chaussures. Héléna et John entre alors par la porte du fond.)

 

John : Maintenant que nous sommes à l'intérieur Héléna, peut être

pourrions nous nous détendre un peu.

 

Héléna : Hum !... Très intéressant et le week-end promet d'être palpitant.

 

John (Allant poser ses clés de voiture sur le petit meuble côté jardin) :

Une chance que ma fille reste chez une de ses amies ce week-end. Nous aurons ainsi la chance de profiter un de l'autre sans être dérangé.

 

(Ils s'assoient tout les deux sur le canapé.)

 

Héléna : Il faudra tout de même aller faire les courses pour avoir de quoi manger.

 

John : Ne t'inquiète pas, j'ai tout prévu. Tout est dans la cuisine soigneusement rangé.

 

Héléna : Je vois que tu es prévoyant. (Elle essaie de ranger les clés

dans son sac, mais les clés tombe par terre, à côté de la tête d'Alain.) Ah, mes clés ! (Alain lui donne les clés. Surprise, Hélléna cri en prenant les clés.) Aaaaaah !...

 

John : Qu'y a t-il ma chérie ?

 

Héléna (Montrant devant elle.) : Je... J'ai... J'ai cru voir la silhouette d'un animal féroce par la fenêtre.

 

John : D'un animal féroce ? Mais que me racontes tu ? C'est un endroit très sûr ici. Je t'assure qu'il y a bien longtemps qu'on a pas vu d'animaux féroces.

 

Héléna : Vas y quand même tu veux, je serai plus sûr.

 

John : Bien ! Si tu veux, mais je suis certain qu'il n'y a rien (Il sort par la porte du fond.)

 

Héléna (Regardant sous le canapé) : Je peux savoir ce que tu fais ici°?

 

Alain : Je suis venue avec Gabrielle.

 

Héléna : Ah... C'était ici que vous deviez vous retrouver ?

 

Alain : Et oui. On avait prévu de passer le week-end

 

Héléna : Oui mais nous aussi figure toi ! Alors vous allez devoir dégager.

 

(Au moment où Alain commence à sortir de dessous le canapé, John

arrive. Héléna donne des coups de pied à Alain pour qu'il reste sous le canapé.)

 

John : Et voilà, il n'y a rien, c'est bien ce que je t'avais dit.

 

Héléna : Ah bien !... Euh... Tu voudrais aller me chercher un verre s'il te plait, je voudrais me désaltérer.

 

John : Si tu veux ma chérie, que veux tu ?

 

Héléna : Est ce que tu as du soda ?

 

John : Bien sûr ! Et un verre de soda. (Il sort par la porte côté cour.)

 

Héléna : Allez... Sort de là, dépêche toi.

 

Alain : Je voudrais bien mais je n'y arrive pas.

 

John (Revenant) : Et voilà le verre de soda.

 

Héléna (Devançant le pas de John) : Merci ! (Elle prend le verre.) Ah... Mais tu n'as pas mis de glaçons. Je prend toujours des glaçons avec mon soda.

 

John (D'un ton toujours très doux) : Ah oui ?! Très bien, des glaçons pour la dame. (Il repart à la cuisine.)

 

Héléna : Allez dégage de là. (John arrive cette fois à sortir, le pantalon toujours au niveau des genoux et les chaussures dans les mains) Ah... Mais regarde moi cette tenue. Allez rhabille toi vite et tire toi.

 

John (En voix off) : Tu es certaine de ne pas vouloir autre chose.

 

Héléna ( à Alain) : Non tu n'as pas le temps, (Alain se déplace tant bien que mal vers la chambre) Eh°! Tu sais que t'es mignon en caleçon.

 

John (En voix off) : Chérie, j't'entends pas. Attend j'arrive !

 

Héléna (à Alain) : Allez hop hop hop ! File dans la chambre. (Alain sort par l'une des deux portes côté Jardin)

 

John (Entrant) : Eh bien ma chérie... Tu veux visiter la maison dès maintenant.

 

Gabrielle (Revenant par la porte du fond) : Ça y est je suis rentrée.

 

John (Surpris) : Gabrielle ! Mais.... Qu'est ce que tu fais là ?.... Et à qui dis tu que tu es rentrée ?

 

Gabrielle : Eh bien...

 

Héléna : Eh bien elle a du voir ta voiture et elle s'est dit que tu étais là.

 

Gabrielle (Embêtée) : Oui c'est ça !

 

John : Ma voiture ? Mais je l'ai rentré dans le garage.

 

Héléna : Ah je sais ! Elle a dû voir les traces de roues et elle s'est dit que tu étais arrivée.

 

John : Mais je ne lui avais pas dit que je venais là.

 

Héléna : Sûrement l'instinct féminin.

 

Gabrielle : Oui c'est ça.

 

John : Mais tu ne devais pas aller chez une de tes copines.

 

Gabrielle : Euh si mais... Mais ça a été annulé. Alors je me suis dit que je ferai mieux de venir réviser ici dans le calme. Tu sais, c'est difficile. Mon professeur d'anatomie nous en demande beaucoup pour qu'on devienne de bon médecin.

 

Héléna : Mais c'est pas grave, tu peux rester. Tu vas aller dans la chambre qui se trouve là (Elle indique la porte par laquelle elle a fait entrer Alain) et tu vas reprendre tes révisions.

 

Gabrielle : Ah non ! Je ne peux pas aller là, c'est la chambre de mon papa et il ne veut pas qu'on y entre.

 

Héléna : Ah.... Cette chambre est à ton papa. (Elle répète en criant.) Cette chambre est à ton papa.

 

John : Mais qu'est ce qui se passe chérie ?

 

Héléna (Toujours en parlant fort) : Oh rien ! Ça c'est le soda avec les glaçons. Ça me fait toujours cet effet : Ouh....

 

John : Mais c'est inquiétant ! Veux tu que je t'accompagne dans ma chambre, tu t'y reposera.

 

Héléna (Plus calme) : Euh non ! Non, ça y est c'est passé. Mais pourquoi n'irai tu pas chercher nos valises dans la voitures, et pendant ce temps Gabrielle va me faire visiter la maison.

 

Gabrielle : Oui, c'est une bonne idée. Ainsi nous pourrons mieux faire connaissance.

 

John : Très bien ! Eh bien je suis ravi que vous vous entendiez aussi bien.

 

(Héléna boit encore un peu de soda)

 

Héléna (recommençant à parler fort) : Donc toi tu vas au garage chercher nos valises et nous nous allons visiter la maison. Ainsi on sait ce que tout le monde va faire. (John la regarde suspect, Gabrielle la regarde embêtée.)

 

Gabrielle (Prenant les devant et ôtant le verre des mains de Héléna) : Oui ! Je crois plutôt que tu devrais arrêter de boire cela. Allez on y va.

 

(Gabrielle entraîne Héléna par l'accès couloir côté cour. John les regardes s'en aller puis finalement s'en va lui aussi par la porte du fond. Un court instant plus tard, la porte par laquelle est sorti Alain s'ouvre et la tête d'Alain apparaît. Il scrute d'abord, puis sort finalement, reculotté et rechaussé. Lorsqu'il arrive au niveau du canapé, la porte du fond s'ouvre. Alain plonge alors à plat ventre devant le canapé et se faufile sous le canapé. John entre par la porte du fond.)

 

John (Chantonnant en allant vers le petit meuble côté jardin) : J'ai oublié mes clés de voiture la la la.... Je suis le plus heureux des hommes. Ma fille adorée s'entend très bien avec ma mamours de mon cœur. (Il se regarde dans le miroir.) Et puis il faut être lucide. Malgré mon âge je suis un chouette garçon. (Il regarde sous sa chemise et inspecte son thorax.) J'ai encore un corps musclé dont les filles sont folles, un charme sensationnel et... eh eh surtout un organe sexuel qui fait encore des ravages arrrr.... (Il commence a entonner en dansant sur place et en faisant des gestes viriles avec ses bras. Pendant ce temps là, Alain sort sa tête de dessous le canapé et discrètement regarde John qui lui tourne le dos.) Ah chilic chilic boum ! Ah chilouc chilouc boum ! Ah chilic chlouc boum ! Arrrrrrrrrr... Bou... (Alain rentre sa tête sous le canapé. John dit à son reflet dans le miroir :) Ah, tu est vraiment le plus beau mec que la terre ait porté. (Il prend ses clés et sort par la porte du fond.)

 

(Alain, encore choqué de ce à quoi il vient d'assister, reste un moment sous le canapé. Puis, il fini par se secoué la tête et sort de dessous le canapé tout en scrutant.)

 

(Côté cour, on entend en voix off la voix d'Héléna.)

 

Héléna (En voix off) : Tu comprends maintenant pourquoi j'ai joué toute cette comédie devant ton père.

 

Gabrielle (En voix off) : Oui et je t'en remercie. J'espère seulement qu'il a

eu le temps de partir. (Elles entrent sur scène depuis l'accès couloir.) Mais... Que fais tu encore là°?

 

Alain : Eh bien quand je suis sorti, ton père est revenu et je me suis caché sous le canapé. Il avait oublié ses clés de voiture.

 

Héléna : Ah mais non ! C'est pas comme cela que ça devait se passer. Et pourquoi ne t'es tu pas sauvé par la fenêtre de la chambre°?

 

Alain : Mais nous sommes dans une maison sur pilotis. J'aurais fait une chute de dix mètres. Et si je sors par la porte, je risque de le croiser.

 

Gabrielle : Oui mais si tu restes et qu'il te trouve là, il le prendra mal.

 

Héléna (A Gabrielle.) : Et pourquoi il ne l'aime pas ?

 

Gabrielle : Parce qu'il estime qu'un prof qui sort avec son élève, c'est un pervers.

 

Héléna (A Alain) : Oui ! Et encore il ne connaît pas ta vie sentimentale débridée.

 

Alain (D'un ton ironique) : Merci, ça m'aide beaucoup.

 

Héléna : Ah mais arrête un peu. C'est vrai quoi ! Et en plus quand on sait le cadeau que tu as suggéré à ta sœur pour l'enterrement de vie de garçon de son mari, il y a de quoi douter.

 

Alain : Un cadeau ? Mais quel cadeau ?

 

Héléna : Ah, arrête un peu, je sais très bien que c'est toi qui a eu l'idée d'offrir une stripteaseuse à Ludovic.

 

Alain : Quoi ?

 

Héléna : Et c'est pas la peine de faire ton innocent.

 

Alain : Mais non... Mais je n'aurai jamais suggéré cela à ma sœur. Attend voir ! Mais oui... Elle m'a dit l'autre jour qu'un de ses collègues lui avait donné un numéro de téléphone pour trouver le cadeau qu'elle voulait offrir à son mari. Mais je peux vous jurer que je ne connaissais pas la nature de ce cadeaux. Mais comment as tu pu penser cela de moi ?

 

Héléna : Vu ton rapport avec les femmes, j'ai tout de suite deviné qu'en fait cette idée était de toi. C'est d'ailleurs l'avis de ton meilleur ami Charly aussi. Inutile de te dire qu'il était ravi d'être le seul invité à cet enterrement de vie de garçon post mariage. Surtout que lui, il n'a pas souvent l'occasion de.... Enfin tu sais quoi. Mais bon, il ce peut qu'on se soit trompé.

 

Alain : Mais oui vous vous êtes trompés.

 

(A ce moment là, John entre dans la pièce avec deux valises dans les mains.)

 

John (Constatant la présence d'Alain) : Vous !... (Il lâche ses valises.)

Que faites vous là ? (Il se dirige vers Alain qui lui s'éloigne. Ils tournent tout

les deux autour du canapé.)

 

Alain : Attendez je vais vous expliquer.

 

Gabrielle : Papa arrête...

 

John (Énervé) : M'expliquer quoi ? Que vous comprenez pas ce qu'on vous dit. Que lorsque je vous ordonne de ne plus sortir avec ma fille vous comprenez que je vous en donne l'autorisation.

 

Alain : Écoutez John...

 

John : Non vous écoutez. C'est Mr STEVEN. Je déteste que les petits amis de ma fille m'appelle par mon prénom. Et en plus de ne pas vous abstenir d'être avec ma fille, vous venez me gâcher un week-end que j'avais préparé en surprise pour ma bien aimé. C'est ça ! Mais c'est quoi votre problème ? Vous ne pouvez pas aimez des personnes de votre âge ?

 

Alain : Mais je peux vous répondre si vous consentiez à garder votre calme.

 

John : A garder mon calme. Oh oh oh mais voyez vous ça. Mais j'en ai rien à cirer de votre réponse. Dégagez de chez moi. (Il indique de son doigt la porte.)

 

Alain : Très bien, je vais partir. Mais avant je veux que vous sachiez que votre fille et moi, nous nous aimons. Je tiens également à ce que vous sachiez que... (Il prend un air malicieux) tout autant que vous... Je suis un chouette garçon...

 

John (Prenant peu à peu un air hébété.) : Euh... Vous dites ?

 

Alain : Et que tout autant que vous... J'ai encore un corps musclé dont les filles sont folles, un charme sensationnel et... eh eh surtout un vous savez quoi qui peux encore faire des ravages arrrr.... (Il commence à entonner la chanson de John en faisant une pâle imitation de sa danse.) Ah chilic chilic boum ! Ah chilouc chilouc boum ! Ah chilic chlouc boum ! Arrrrrrrrrr... Bou...

 

John (Sèchement mais calmement) : Alain ! (Puis il lui tend la main en disant chaleureusement.) Bienvenue dans la famille. (Il l'enlace par l'épaule et lui propose tout aussi chaleureusement en l'entraînant vers l'accès couloir. ) Venez, je vais vous faire visiter la maison.

 

Acte 2

 

 

(La scène est éteinte. Quelqu'un frappe à la porte du fond.)

 

Mr Vert (En voix off) : Ouvrez ! Ouvrez moi où j'enfonce la porte.

 

(Gabrielle apparaît à la porte côté jardin, elle appuie sur l'interrupteur la porte s'allume. Elle est habillée d'un pyjama avec des nounours dessinés dessus.)

 

Gabrielle (Mal réveillée, se dirigeant vers la porte du fond) : Du calme on arrive. Mais qui est ce à cette heure ci°?

 

Mr Vert : C'est Mr Vert. Nous sommes bien au 4 rue des chênes ici sapristi. Ouvrez !

 

Gabrielle (Réfléchissant) : Mr Vert... Pourquoi ce nom me dit quelque chose°?

 

Mr Vert : Ouvrez nom d'une pipe.

 

Gabrielle (Ouvrant la porte) : Oui je vous ouvre. Mais calmez vous par pitié, vous allez réveiller tout le monde.

 

Mr Vert (s'énervant de plus en plus et rentrant en trombe) : Où est il ce scélérat, ce bon à rien ?

 

Gabrielle : Mais de qui parlez vous monsieur ?

 

(Alain apparaît alors, mal réveillé et vêtu d'un pyjama et d'un tee-shirt, à la même porte côté jardin qu'est apparue Gabrielle.)

 

Mr Vert (Indiquant du doigt Alain) : De lui !

 

Alain (Surpris) : Mr Vert ? Mais que faites vous là ?

 

Cynthia (Rentrant par la porte du fond) : Papa arrête, tu vois bien qu'ils ne sont pas bien réveillé.

 

Alain : C'est pas grave mais... (A part) Aïe quel pétrin.

 

(John et Héléna apparaissent à l'autre porte côté jardin.)

 

John : Mais qu'est ce qui se passe ici, et quelles sont ses personnes ?

 

Héléna : Ah salut Cynthia. Tu est venue avec ton père, c'est sympa.

 

John : Tu les connais.

 

Héléna : Oui ! Cynthia est une de mes amies et une des très bonnes amies d'Alain. Oh oui, très bonne amie, ça tu peux me croire. Et lui c'est son père.

 

John : Et qu'est ce qu'il font là ?

 

Héléna : Eh bien en fait je savais qu'Alain et Hélléna devait partir ensemble ce week-end et que Cynthia devait les y rejoindre.

 

John : Tu savais qu'ils devaient venir là ?

 

Héléna : Ah non, ça jusqu'à hier soir, je l'ignorais.

 

John : Mais hier soir, quand tu savais qu'ils étaient là, pourquoi ne m'as tu pas dis que leur copine devait venir.

 

Héléna : Parce que je croyais qu'ils auraient l'intelligence de la prévenir. Les téléphones, ça existe. (D'un ton plus léger et souriante elle s'avance vers Mr Vert) Mais c'est sympa d'être venu avec ton père Cynthia. (A Mr Vert en lui tendant la main.) Vous êtes venu le féliciter.

 

John : Mais le féliciter de quoi ?

 

Cynthia : Oh je suis désolé Alain, mais quand je lui ai dit que toi et moi nous attendions un enfant il m'a demandé quand comptions nous nous marier et...

 

John : Que vous quoi ?...

 

Cynthia : ...Et comme il est très à cheval sur les principes familiaux, il a mal réagit lorsque je lui ai dit que nous ne comptions même par vivre ensemble. Et excuse moi, mais il m'a questionné sur le lieux où tu étais et au bout de deux heures j'ai fini par craquer. Il a tenu à venir ici. Excuse moi je t'en prie.

 

John : Attendez une minute ! J'aimerai bien comprendre de quoi il s'agit.

 

Mr Vert : Et vous, qui êtes vous ?

 

John : Moi je suis le propriétaire de cette maison, et je voudrai bien savoir ce qu'il s'y passe.

 

Gabrielle : Papa, énerve toi pas, je vais t'expliquer. Et on peut tous garder notre calme.

 

Alain : Votre fille à raison, nous nous comprendrons mieux John.

 

John : C'est Mr Stevens.

 

Alain : Bon d'accord : Mr Stevens. Nous pourrions calmement nous assoir sur le canapé (Il se dirige vers le canapé et s'apprête à s'assoir en minaudant.) Et nous assoir tout doucement pour discuter...

 

John : Je discute très bien debout.

 

Mr Vert : Moi aussi, expliquer nous.

 

Alain (Restant debout devant le canapé, quelque peu mal à son aise)°: Oui ! Oui... Vous avez raison on est mieux debout. Mais que voulez vous savoir ?

 

John et Mr Vert : Que signifie cette situation ?

 

Alain : Et bien... Je ne vous cache pas que la situation est assez embarrassante pour moi.

 

John : Ah bon ! Et que nous cachez vous ?

 

Mr Vert (A John) : Mais qui êtes vous par rapport au père de mon futur petit fils ?

 

Alain : Aïe aïe aïe...

 

John : Je suis le père de la jeune fille avec qui il sort.

 

Alain : Ah mon dieu je vous en supplie, rendez moi la situation facile.

 

Mr Vert : Quoi ?

 

Gabrielle : Mais ne vous en fait pas, Monsieur, Alain m'a mis au courant qu'il avait mis enceinte votre fille, et cela ne me gène pas du tout.

 

John (A Gabrielle) : Tu savais qu'il attendait un enfant ? Mais tu es malade de sortir avec lui.

 

Mr Vert (A Alain) : C'est quoi votre problème à vous ? Vous avez déjà un garçon avec une autre femme et vous vous permettez de mettre ma fille enceinte sans lui demander sa main.

 

John : Vous êtes déjà le père d'un enfant ?

 

Cynthia (A Mr Vert) : Non écoute papa, ce n'est pas un problème. Il a promit de m'aider...

 

Mr Vert (D'un ton autoritaire.) : Ce n'est pas un problème ?!!!... Mais si au contraire. Cet homme utilise le corps des femmes pour leur faire des gosses et les rejettes par la suite.

 

Alain : Mais je vous jure que non...

 

Mr Vert : Et cette nouvelle jeune fille, vous allez lui faire pareil. On dirait que vous prenez les filles pour des cobayes pour vos cours d'anatomie.

 

John ( A Gabrielle) : Parce que c'est lui ton professeur d'anatomie ? Ah je comprend maintenant pourquoi il vous en demande beaucoup.

 

Alain : Ce n'est pas ce que vous pensez John...

 

John (S'avançant à la droite d'Alain) : C'est Mr Stevens !... Et je suis libre de juger les petits amis de ma fille comme je l'entend.

 

Alain : Bien entendu mais...

 

Mr Vert (S'avançant à son tour à la gauche d'Alain) : Et ma fille alors ! Vous croyez pouvoir l'abandonner comme cela. Ça ne vous a pas suffit de prononcer son prénom lorsque vous avez dit oui à votre second mariage alors que ce n'étais pas avec elle que...

 

John : Parce que vous avez été marié deux fois ? Mais combien en avez vous tuée ?

 

Alain : Mais aucune...

 

John : Cette situation ne m'amuse pas beaucoup.

 

Mr Vert : Moi non plus.

 

Alain : Ah parce que vous croyez qu'elle m'enchante.

 

John : Je vous trouve mal placé pour faire des commentaires. C'est quand même de votre faute si on en est là.

 

Alain : Oui ! J'avoue... J'avoue, je suis responsable de cette situation. Mais si je pouvais m'expliquer tout en sachant que vous garderez votre calme, cela m'aiderai. (Il regarde l'un après l'autre les deux hommes qui croise les bras et attendent en le fixant.) Merci ! Et bien... Tout d'abord, c'est vrai que je suis déjà le père d'un petit garçon de mon premier mariage. Mais celui ci a échoué car ma femme, enfin mon ex femme, avec qui j'entretiens d'ailleurs de bon rapports parentaux, à demandé le divorce pour partir avec une lesbienne.

 

John : Quoi ?

 

Alain (A John) : Non s'il vous plaît, c'est déjà assez difficile comme cela. Bref, je continue. C'est également vrai que je me suis marié une seconde fois et que j'ai accidentellement prononcé le prénom de Cynthia alors que je me mariais avec Julie. Elle, elle m'a d'ailleurs quitté sur le champ. Mais... (Il se tourne vers Mr Vert) A l'époque, c'est vrai que j'en pinçais pour votre fille. On se connaissait depuis si longtemps. Et si elle est tombé enceinte par ma faute, c'est que je l'aime aussi...

 

John : Vous l'aimez ?!...

 

Gabrielle (En même temps que John) : Tu l'aimes.

 

Alain : Oh non non non... C'est pas ce que vous croyez. Je l'aime pas autant que toi mais... Enfin ce que je veux dire c'est qu'elle porte mon enfant, que je tiens à chérir autant qu'un enfant à le droit de l'être. Mais je ne veux pas le priver de sa mère donc je serai obligé de m'entendre bien avec elle. Et je pense sincèrement que l'enfant s'en portera mieux ainsi que son demi frère. Vous savez Mr Stevens (Il se tourne vers Mr Stevens), Mr Vert (Il se tourne vers Mr Vert) Cynthia connaît très bien la mère de mon premier fils et elles sont d'ailleurs de très bonnes copines. (Il se tourne vers Cynthia et attend un court instant.) Tu peux confirmer s'il te plaît ça m'aiderai beaucoup ?

 

Cynthia (Réagissant avec un train de retard.) : Ah oui oui oui, c'est vrai ça, il a raison.

 

Alain : Alors !... Vous voyez. Même si cette situation est compliquée, il y a moyen de la rendre plus simple avec tout simplement un peu d'amour. (Alain regarde tour a tour les deux hommes qui sont encore un peu hésitant. A ce moment là, le téléphone sonne. Après quelque sonnerie Alain dit :)Vous savez Mr Stevens, quand on répond, c'est machin là s'arrête de sonner. (Mr Stevens le regarde fixement.) A oui vous avez raison ils rappelleront.

 

Le répondeur du téléphone : Bonjour, vous êtes bien à la maison secondaire de John Stevens et de sa fille Cynthia. Après le bip, laissez nous un message.

 

Charly (Par l'intermédiaire du répondeur) : Salut Alain, c'est Charly ! Je sais que tu ne voulais pas être dérangé pendant ton week-end en amoureux, mais je tenais à te remercier du cadeau dont tu as donné l'idée à ta sœur pour l'enterrement de vie de garçon de son mari. Eh chapeau vieux, tu nous as vraiment gâter...

 

Alain (Désemparé) : Oh non !...

 

Charly : Au début on croyait que c'était simplement une stripteaseuse.

 

Alain (De plus en plus désemparé) : Mais non... Je vous jure que c'est pas moi qui ai eu cette idée...

 

Charly : Mais en fait on s'est très vite aperçu que tu nous avais offert une prostitué. Allez vieux, bon week-end !

 

Alain (Regardant tout le monde autour de lui qui le dévisagent) : Mais non.... non... Je vous jure que non... (Il s'effondre finalement sur le canapé en disant) Oh là là, mais c'est pas vrai.

 

FIN

 

 

 

 

WEEK-END EN AMOUREUX

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