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ACTE 2

 

(A l'ouverture du rideau, seul Barnabet et le curé sont sur scène. Le curé est habillé en paysan. Il a encore son bonnet de curé sur la tête.)

 

Barnabet : Bon vous avez bien compris tout ce que je vous ai expliqué monsieur le curé.

 

Le curé : Oui bien sûr, ne vous inquiété pas. Vous avez de la chance que je n'ai rien de prévu aujourd'hui.

 

Barnabet : Comprenez que je ne puis faire autrement après tant de mensonges.

 

Le curé : Je le dis souvent à mes enfants de coeur : Ne mentez pas, car un jour vous serez rattrapé par le mensonge et alors vous comprendrez le sens de l'expression : tel est pris qui croyait prendre.

 

Barnabet : C'est un sage conseil, Monsieur le curé, mais si vous pouviez éviter des phrases aussi élaborer devant mon patron ce serait mieux. Je vous rapelle qu'il vous crois paysan.

 

Gustave (Entrant sur scène côté jardin, habillé en homme d'affaire, sa casquette de paysan sur la tête ) : Je viens de mettre tes bouteilles au frais dans la cave, Barnabet. Elles y seront mieux que dans ta glacière.

 

Barnabet : Merci Gustave.

 

Gustave : Comment me trouves tu déguisé de la sorte ?

 

Barnabet : Tu est très bien ainsi. Seulement tu serais mieux sans ton beret. (Il s'avance vers Gustave et lui ôte le beret.)

 

Gustave : Oui tu as raison Barnabet, j'ai mis ce couvre chef par réflex.

 

Barnabet : Il sera mieux sur la tête de mr le curé. (Il enlève le chapeau de mr le curé et le remplace par le beret.) A oui, c'est mieux ainsi.

 

Le curé : Je peux me permettre de vous donner un conseil de nouveau.

 

Barnabet : Ah j'ai dit pas de phrases élaborées Mr le curé.

 

Le curé : Bien au contraire ! Si vous souhaitez que votre mensonge fonctionne, il faut que vous vous appeliez par vos faux prénoms dès maintenant afin de vous y habituer.

 

Barnabet : C'est pas bête comme conseil ça. Quand penses tu Cyril ?

 

(Gustave reste sans répondre)

 

Barnabet : Oh oh Gustave, tu es Cyril.

 

Gustave (réagissant enfin) : Ah oui ! Excuse moi Bernard !

 

Le curé : Bien ! Je vois que ça rentre.

 

(Dans la suite de la pièce, Gustave sera noté Cyril et Barnabet sera noté Bernard)

 

Henriette (Entrant sur scène côté jardin) : Dites Mr le curé, en attendant que son patron arrive, nous pourrions aller dans le jardin afin que vous choisissiez vos fleurs.

 

Le curé : Bien ! Je suppose que nous avons encore un peu de temps devant nous.

 

Henriette : Sachez tous que je veux bien jouer votre petite mise en scène, mais très franchement, et sans vouloir vous offenser, mr le curé, je doute que vous sachiez mener une ferme comme il le faut.

 

Cyril : Ce n'est pas grave, je ferai en sorte de me faire passer pour un passionné de la nature et je resterai avec Mr le curé tout le temps où il seront là. Et comme nous sommes censé passer toute nos vacances ensemble ici, il est naturel que j'y ai mes habitudes et que je sache comment notre nouveau fermier travaille.

 

Le curé : Cette idée me plaît assez. Allons, choisir ses fleurs chère Henriette..

 

Cyril : Mr le curé, à moi de vous donner un conseil : parlez de manière plus ruste envers ma femme, enfin je veux dire votre femme, ne la ménager pas. Vous êtes censé être marié avec qu'elle depuis quarante ans.

 

Henriette : Eh bien merci ! C'est sympathique d'entendre cela de la part de son mari.

 

Le curé : Il faut apprendre à se sacrifier pour venir en aide aux autres, femme. (Aux hommes ). Je me débrouille bien ainsi ?

 

Cyril (Rigolant avec Bernard) : Oui très bien.

 

Henriette : Ah ca vous fait rire ! Eh bien vous allez voir... ce que vour allez voir.

 

(Le curé et Henriette sorte côté jardin.)

 

Cyril : Eh bien ! Grâce à toi mon frêre me voilà détaché du devoir conjugal pendant quelque jours et ceci grâce à un prête.

 

Bernard : Ne me remercie pas cher frêre. Ce fut un plaisir d'être ton témoin au mariage de ta femme avec le prête.

 

(Ils éclatent de rire)

 

Cyril : Dis moi ! A quel heure doit il arrivé ton patron.

 

(On entend un nouveau klaxon.)

 

Bernard : Tiens, quand on parle du loup.... on voit mon patron comme dirait l'autre. (Ils éclatent de rire de plus belle.)

 

Daniel (entrant sur scène au côté de sa femme par le porche) : Je vois qu'on s'amuse bien ici. J'imagine que deux frêres qui se voient aussi peut souvent ont beaucoup de chose à se raconter.

 

Bernard : Daniel, tu a vu juste, je te présente mon frêre : Cyril ! Cyril, je te présente mon patron mais aussi mon ami : Daniel.

 

Cyril (Prenant l'air de quelqu'un d'important) : Enchanté Monsieur ! A moins que je ne fasse une confusion, mais n'étiez vous pas au dernier salon de l'informatique de la porte de Versailles à Paris.

 

Daniel : Euh !... Je ne savais même pas qu'il y avait un salon de l'informatique.

 

Cyril : C'est vrai qu'il est très peu question de ce salon dans les médias. Ils parlent plus souvent du salon de l'agriculture. Disons que c'est moins difficil à comprendre que l'informatique, ah ah ah...

 

Bernard (Embêté) : Mon frêre est un peu orgueilleux en ce qui concerne son métier. Veuillez le pardonner !

 

Daniel : Mais c'est tout à son honneur, au contraire. Nous avons nous même un fils de 15 ans qui s'intéresse lui aussi au métier de l'informatique. Je devrai dire qu'il s'y intéresse trop. Il est toujours cloîtré dans sa chambre à étudier. Peut être un jour pourriez vous l'embaucher ? Pous l'instant, j'aimerai qu'il s'intéresse aux jeunes filles, qu'il sorte comme je le faisais dans son temps et... eh eh eh croyez moi, j'en ai profité.

 

Manuella : Mais tu m'avais dit que tu n'avais aimé que moi durant ta vie.

 

Daniel : Oui, c'est vrai je te l'ai dit. Tout comme je t'avais dit aussi dans un moment de peur que ta conduite d'un véhicule ressemblait à ton intelligence.

 

Manuella : Et qu'est ce que ça veux dire ça ? J'ai peur de pas bien comprendre.

 

Daniel : C'est bien ce que je disais. (à Cyril) Enfin bref, peut être un jour pourriez vous embauchez notre fils.

 

Cyril : Oh !... Nous verrons le personnel que j'aurai besoin lorsqu'il aura l'âge de travailler... (Essayant de détourner l'attention sur un autre sujet) Mais quelle ravissante dame avez vous ici. C'est le genre de femme qui nous fait regretter, à mon frêre et à moi, d'être célibataire.

 

Bernard (à Cyril ) : Arrête ! Tu en fais trop et tu le fais de travers.

 

Cyril : Je lui en met plein la vue au contraire.

 

Manuella (habillée en talon haut, de façon élégante) : Mon dieu que c'est boueux ici, et ça pu !... Beuark...

 

Daniel : C'est la campagne ici, ma chérie.

 

Cyril : Il est normal pour vous, gente dame qui n'est point sortie des villes, que cela vous paraisse nauséabond, mais vous verrez, à la longue, on s'y fait vite. Si vous voulez des vêtements adaptés à la vie ici, il faudra demander à M'dame Henriette.

 

Daniel : Et où peut on trouver cette dame ?

 

Le curé (Entrant avec Henriette) : A bah ! J'tavais bien dit qu'javais entendus des gens parler. Bonjour M'ssieur dame. Bienvenu chez M'ssieur et M'dame Baricot... Ici on trouve toute la nature, des champs de fleurs et du bétail, rien y manque. (Il sert la main à Daniel et fait la bise à Manuella, avec un peu de sans gène, qui lui fait la bise contrainte et forcée). Alors comme ça vous v'nez apprendre la vie d'la ferme.

 

(Dans la suite de la pièce, Mr le curé sera noté monsieur Baricot)

 

Daniel : C'est tout à fait ça, Mr Baricot et c'est gentil à vous de nous recevoir à l'improviste.

 

Mr Baricot : Je suppose que vous êtes bien fatigué du voyage. Allez ! Venez on va prendre un petit remontant à la maison.

 

Cyril : Et madame Henriette en profitera pour vous donner quelque vêtements.

 

Mr Baricot : Il a raison ce petit ! Vous êtes mal agencé dans vos chiffons bien propres. Tenez ! Il me vint une idée. Après notre collation, vous allez repartir avec les vêtements et vous ne viendrez que demain matin pour travailler avec nous. Et puis ce soir, faut que j'aille couper de l'herbe pour fleurir les intestins de mes animaux. En d'autre terme pour qu'il mange, bref rin d'intéressant pour vous. Allons ! Entrez dans la maison tous, et allons boire un p'tit canon.

 

(Henriette, Daniel, Manuella et Bernard sorte côté jardin.)

 

Cyril : Mais pourquoi leur avez vous dit qu'ils ne commenceront le travail que demain matin.

 

Mr Baricot : Car vois tu mon garçon, cela te laissera le temps ce soir de m'apprendre quelque rudiments du métier.

 

Fin de l'acte 2

 

 

 

DEPAYSEMENT A LA FERME

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